Maison de poupée.

Quand Antonin va chez Mamie bling bling avec ses frères ben Antonin revient avec les bouloches... Malgré tout ses efforts pour se tenir tranquille (dans un rikiki salon pleiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin de trucs fragiles et qui cassent), il a fini par casser un bibelot à wouate mille dollars de mamie bling bling. En même temps, elle arrêtait pas de se plaindre de ne jamais voir ses p'tits enfants, là, Johan a pousser le vice de rester deux heures trente, beaucoup trop pour les petits...

Donc, je retrouve un Antonin tout triste le soir au coucher :
"Ben qu'est ce qu'il y à bouchon?"
"Mamie N. elle est en colère"
"ah? Tu pense que mamie est en colère à cause du chat cassé?" "Moui!..."
"Moi, je pense qu'elle n'est pas en colère du tout après toi, juste un peu triste pour son chat, mais pas en colère du tout."
"Si, elle est en colère pasque z'ai cassé le chat vert (reniflement et petite larme pour lui... gloups mon cœur se serre, comme tu grandit mon Antonin coquin...)"
"Mais non, je suis certaine qu'elle n'est pas fâché. Mais si tu veux, on ira lui racheter un autre petit chat vert (mais pas a wouate mille dollars hein!)?"
"Voui maman!! et on lui amènera sur la petite table dans sa maison pour son anniversaire!"
"D'accord ma boulette, on ira voir dans quelques temps si on peut lui trouver quelque chose qui te convienne pour offrir à son anniversaire à Mamie N."
"Oui et pis demain, je lui téléphone pour lui dire, hein maman?" " Oui ma boulette, ne t'inquiète de rien, mamie t'aime et n'est pas fâchée, dors bien mon cœur..."

Antonin a téléphoner le lendemain à sa mamie... Elle était contente mais "Nonnononon, pas la peine de me racheter quoique ce soit, nononononon...".. Mais n'a pas trop compris la démarche et la reflexion d'Antonin (en fait, je crois qu'elle pense que c'est nous, les parents qui avons donné l'idée à Antonin, genre.. Ben oui, c'est un gosse, un gosse qui pense et qui réfléchit, ça n'existe pas, ça se saurait!).

Pis surtout, depuis cet incident, les enfants peuvent venir, pas de problèmes, mais faut qu'ils mangent, restent assis, ne bougent pas, ne touchent à rien, regardent la télé (oui mais Mamie, ils auraient accessoirement envie d'être avec vous, de parler, jouer...) et pis si Antonin pouvait ne pas venir... Oui parce que vous comprenez, Antonin il est dur, il n'écoute rien, on l'élève mal (JE l'élève mal, je lui passe tout comprenez vous... Mère indigne que je suis, j'ose discuter avec mon fils, lui laisser des choix etc.. Alors que je devrais être ferme, sinon, je n'ai pas le dessus voyez vous), il aurait besoin de claques et de fessées cet enfant voyons! Oui parce que c'est important de se faire obéir au doigt et à l'œil par ses enfants et surtout, ils n'ont rien à dire.
Avec Mamie Nicole, élever des enfants est une véritable guerre et chaque batailles doit être gagné par les parents, sinon c'est foutu!

Rendez vous compte, le chien obéit plus à Johan que ses propres enfants (entendez par là Antonin, parce que Jules, c'est son chouchou, forcément et Justinien aussi d'ailleurs, c'est le petit bouchon. Antonin lui est plus comme son père, brut de pomme, sans artifices... Et plein d'une extrême sensibilité). Donc, en fait, on va mettre un collier électrique aux enfants peut être alors? Où un coup de pied au fesses quand ça va pas comme on veut. Pourquoi discuter avec des enfants? Çà sert à quoi (peut être qu'ils se sentent respecter et en confiance, non?), c'est vrai, c'est de notoriété publique que les gosses n'entendent pas ce que les adultes disent et surtout, ne comprennent pas!

Alors comprenez Mamie bling bling qui flippe quand elle voit arriver ce petit garçon si "dur" qu'est Antonin, cet enfant qui parle d'elle si souvent, qui adore venir la voir, qui fait des efforts démesurés pour essayer de se tenir mais qui finit par casser un truc (bien sûr ça tombe sur lui...), qui se rends compte que cela blesse sa mamie, qui cherche de lui même une solution... C'est sûr, c'est pas marrant d'avoir un petit fils qui nous aime...

Donc, qu'elle reste avec ses photos, au moins, les photos ça ne fait pas de bruits, ça ne casse rien, ça ne rigole pas, ça ne discute pas, bref, c'est glacé et ça va très bien avec la déco si précieuse de sa maison de poupée.
Nous en tant que parents, on s'est dit que protéger les enfants de tout ça, c'était pas un mal, ils sont petits, on va leur laisser le temps de grandir un peu hein, avant d'affronter les trucs parfois glauques des relations familiales. Pour être passer par là plus jeune, je n'ai pas envie de diviser mes enfants, c'est soit on les aime tous les trois pour ce qu'ils sont, soit on s'en passe. Mais en même temps, c'est pas quand ils aurons quinze ans et envie de courir les jupes des filles qu'ils penserons à rendre visite à leur vieille mamie blingbling... Surtout si rien ne s'est construit avant...

Calendrier,

Mercredi matin, on se prépare pour aller chez l'orthophoniste et Johan bosse, je suis donc seule avec mes trois enfants terribles.

"Driiiiiiiiiiiiiing"
Ma porte d'entrée est une porte en verre, on voit les silhouettes à travers, sans percevoir pour autant distinctement qui est ce. Pendant que je cherche mes clefs pour ouvrir, car Johan en partant ferme en bas et que bien sûr, j'ai besoin de mes clefs et que bien sûr je met toujours un temps infini à les retrouver (un jour, j'ai même du papoter avec mon proprio par la fenêtre de ma cuisine, je ne trouvais pas mes clefs, la honte... Breeeeeef!).
Pendant ce temps, les enfants (les trois synchrones hein!) :

"Maman, c'est papa, c'est papa qui rentre, ouai, c'est Papaaaaaaaaaaa!!!" (moi, bien sûr, j'entends d'une oreille, ne répond pas car vraiment, elles sont où mes clefs!!!!)

Enfin, je trouve mes p'tain de clefs, j'ouvre, mais plus personne?...

En nous penchant un peu plus tous les quatre vers le trottoir pour zieuter et éclaircir ce mystère, on aperçoit un monsieur un peu plus loin, en bleu marine, un pompier. De loin, il nous aperçoit et avec un sourire un peu figé nous lance : "Bonjour Madame... Bonjour les enfants... C'est pour les calendriers, mais je reviendrai hein, au revoir!"

Nous o-O... En fait, il a du flipper sa race quand les enfants disaient "c'est papa!!" Encore un qui doit avoir quelques trucs pas clair sur la conscience, en tous les cas moi, j'ai bien rigolé par la suite, mais j'ai pas de calendrier, il n'est pas revenu...

Debriefing, suite!

Ben en fait, je suis allée au temps de paroles organisé par le CMP où est suivi Jules et j'en ressort.... Apaisée...

Pas de formules magiques, rien de neuf a apporter, juste des intervenants plein d'empathie et de compréhension, des parents qui vivent les MÊMES choses que nous et des discussions pleines de richesses, d'échanges, c'était trop court... J'ai trop adoré!

j'ai aimé être entouré de parents qui ont des enfants qui ressemblent à jules, j'ai aimé échangé avec eux, comprendre clairement ce qu'ils décrivent dans les attitudes de leur enfant, les difficultés rencontrées, les mêmes angoisses sur l'avenir de l'enfant, les mêmes baisse de moral. Toutes ces questions qui tournent encore et encore dans ma tête hante aussi ces parents là (j'suis sadique de m'en réjouir hein?...)

Et du coup, je me suis rendu compte que j'ai parlée de Jules, ses particularités, sans une seule montée de larmes, ça fait vraiment du bien.. De ne pas se sentir coupé en deux à chaque évocations des difficultés que rencontre notre loustic.

J'ai demandé à un moment aux papas présents (Johan n'était pas là) comment ils avaient vécu les différents moments qui jalonnent la découverte de la particularité de leur enfant. Le papa de K. (un couple magnifique, parents de 4 enfants) a fondu en larmes en me racontant comment il avait refusé, longtemps, longtemps l'autisme de sa fille... Jusqu'au moment où il n'a pas eut le choix que d'accepter une évidence et surtout, être avec sa femme et pas juste à côté... C'est énorme ce qu'il nous a confier là, ses larmes, ses émotions, une vraie lueur d'espoir pour moi en tous les cas. Être ensemble et pas à côté...

Autant vous dire que j'y retourne dans 6 semaines avec envie! Pourvu que le charme opère toujours, ça me fait du bien!...

Debriefing...

Entre moi et moi et... Vous!

Mais debriefing de quoi au juste? Ben de la réunion éducative dont nous sortons au sujet de Jules. Un véritable conseil des ministres. Sauf que notre local était vraiment rikiminisculos et caser un médecin scolaire, la maitresse de Jules (trop bien) la dirlo (au top aussi), Laurent (le méga trop bien AVS de Jules), les deux mètres de Johan, moi et encore deux autres personnes, fut digne d'un tetris hors du commun.

Voilà, donc, huit personnes au total pour parler de Jules et essayer de lui peaufiner un avenir scolaire qui semble cependant légèrement incertain.

Alors le côté positif que j'ai retenu et auquel je m'accroche, c'est que les intervenants autour de Jules sont des personnes extraordinaires. Tout le monde à l'air de bien capter qui est Jules, où sont ses difficultés et ses points faibles, mais également ses points forts. Il en ressort que Jules est un enfant volontaires et que son évolution est constante, malgré tout.

Après, ne rêvons pas, Jules reste particulier et ses particularités l'empêche d'accéder à l'autonomie nécessaire à un enfant de son âge. Ses difficultés motrices et émotionnelles, son besoin de se réfugier dans sa bulle (j'aimerai tant pouvoir y entrer un peu dans cette bulle parfois, juste pour mieux comprendre ce monde perçut par lui et qui paraît tellement différent du mien...) le gêne et l'envahissent à un tel point souvent...

En gros, rien de nouveau en fait (oh le scoop que je lance là!). Juste que ce genre de réunion, hyper utile et primordiale pour l'avenir de Jules me donnent de plus en plus la nausée... Non pas que j'en veuille à quelqu'un, pas du tout. Non, juste le fait d'entendre parler de Jules, d'appuyer encore et encore sur ses difficultés (obligé hein, sinon, cela ne servirait à rien ces réunions...), de le reconnaitre dans ce que j'entends de lui sans toutefois y croire vraiment, toutes ces informations données en l'espace d'une heure tournent dans ma tête et me font toujours l'impression d'un rêve, quelque chose d'irréelle.

Un peu comme si la réalité de ce qu'est Jules n'arrivait toujours pas à m'atteindre vraiment. Une partie de mon esprit refusant de reconnaitre que Jules décidément est différent et le restera toujours et que beaucoup de choses simples pour un enfant lambda sont vraiment (oui, vraiment Sév, c'est pas une blague...) difficiles pour lui. Alors forcément, au retour de ce genre de réunion, ben le moral est en baisse. Va t il pouvoir aller en CP? Et si oui, comment le vivra t il? Je ne vois que trop bien certaines situations engendrer de la souffrance pour lui au lieu du plaisir et le CP, c'est balèze quand même, pour tous les enfants d'ailleurs...

Mais je reste persuadé que sa place est en école publique (pis en plus, j'avoue que je ne vois guère d'autres structures scolaires, les CLIS étant en voie de disparition... A part des trucs en IME, là, je flippe carrément), que c'est là toute sa force et que c'est là qu'il progressera le plus vite.

Ça paraît débile de s'inquiéter juste de ce fameux passage au CP, mais cela englobe tellement de choses... Cela cache tellement d'autres interrogations de mon esprit, ce qu'il vit, ses souffrances, ses bonheurs, ce dont il a vraiment besoin, faire en sorte de déployer tous les moyens possibles et imaginables pour que Jules puisse accéder à l'autonomie, mais sans le faire souffrir. Beau casse tête en perspective, belles prises de tête, pas mal de stress en vue...

Mais au delà de toutes ces pensées un peu glauque et qui ne font pas vraiment avancer le schmilblick, ce qui me fait toujours aussi mal, c'est que Jules ait toutes ses particularités qui ne s'effaceront jamais et qui le trouble à un tel point parfois... Vraiment, j'aimerai voir le monde à travers ses yeux, afin de mieux percevoir ce qu'il ressent, ce qu'il comprend et peut être qu'alors, j'aurais moins la boule au ventre et moins peur pour lui...

Pour finir sur une note positive, pour me défouler ce soir, j'ai le choix entre la piscine et un temps de parole avec d'autres parents qui vivent à peu près les mêmes choses. Je choisis le temps de parole! Qui sait, je me ferai peut être une cops?...

Mon premier Hallowen!

Donc, en fait, nous en étions resté au fait que je ne supportait plus les vacances avec mes trois enfants, enfermés chez moi avec Johan qui bosse comme un dingo.

Alors, j'ai pris mes cliques et mes claques, mes trois enfants, tout notre argent, (nan, je déconne) et j'ai trouvé refuge (pas d'autres mots au point où j'en étais) chez ma copine Edith, vous savez, celle qui se ballade avec trois paires de chaussures et trois colliers? Edith, elle habite Toulouse, elle est super, elle a deux gosses, quasi les mêmes préoccupations que moi, le même genre d'engueulade que moi avec son doux mari, bref, nous vivons sur la même planète! Et en plus, elle habite près de chez Géraldine, qui m'avait inviter à faire Halloween chez elle!

Ce séjour fût génial, chaleureux et réconfortant, parce que vraiment, j'avais pas la frite du tout, du tout...! Arrivée là bas, SUPER!! Je me suis sentie comme soulagée de mon fardeau, (même si par moments, ce ne fut pas simple pour moi), la chaleur dégagée par le foyer d'Edith et Nico, la simplicité et la bonne humeur (même en ne dormant que qq heures dans la nuit pour cause de bébé récalcitrant au sommeil, chapeau bas, Nico et Edith, j'suis sur les fesses...) m'ont vraiment fait du bien.

Mais la cerise sur le gâteau fût la journée chez Géraldine qui nous a concocter un repas aux petits oignons (nuggets maison, frites, gaufres en dessert et j'en oublie) tout ça dans la bonne humeur, la générosité et la chaleur humaine, trop bien! Les enfants ont adorés jouer avec Mélu et Ysa (des filles! Un truc de fou, on est entouré que de petits lutins nous!!!)et les au revoir ont été plus que touchants avec des "coucou les filles!!" "a demain!!!", bref, à fond les coquinous, et une super journée pour moi, que du bonheur.

Le lendemain, bad trip pour moi le matin, histoire de montrer à Edith de quoi je suis capable et go, après la sieste, direction "Maisons de Géraldine" pour un goûter Halloween d'anthologie!

Alors là, le délire total, ballons à gogos, gâteau araignée, jus de fruits à base de bave de crapaud (il me semble...), sucettes en chocolat en forme de chapeau de sorcier, bref, tout, TOUT pour les enfants et les miens (pis les autres aussi hein!) en ont carrément profiter, trop bien!!

Quelques photos chipées aux copines, j'avais pas (comme d'hab) mon AN...






Voilà, donc, on voit bien l'ambiance enjouée, pleine de chaleur, les enfants à fond, seul Antonin a refusé de se déguisé, genre, il n'est pas de ce monde là lui! Jules lui était en batman devenu simplement chauve souris et tout fier et Justinien, en lynx. Tous ces déguisements sont sortis des doigts de fées d'Edith, hein, moi j'ai juste papoter à côté d'elle (bon, le lynx était déjà fait lui, depuis l'année dernière. Où l'année d'avant?....)

Ensuite, Edith et moi avons passé encore deux jours ensemble, avec nos enfants, vus d'autres copines, beaucoup papoter et c'est le cœur plus léger et plein de sentiments doux et apaisants que j'ai rejoins mon "home sweet home" et mon doux mari que j'avais lâchement abandonné. Merci encore Edith, Nico et Géraldine, à charge de revanche!



Là, j'étais morte de rire, Samuel dans le sèche linge, trop mignon!!!



Les enfants, sages, devant un épisode de je ne sais quel dessin animé... Un moment de répis pour nous, ouf...



Nico, ambiance Haloween où "Massacre à la pizza", tout un programme...



Simon et Antonin à fond!

Mes voisines...

Cette épisode de ma vie palpitante fait suite à mon dernier article : plantage de décor, il est 15h00, les deux grands sont à l'école (yeaaaaaaaaaaaaaah...) et Justinien dort (re-yeaaaaaaaaaaaah). Johan glandouille et se moque de moi pendant que je me bat avec la préparation d'un tiramisu tout en parlant avec ma mère au téléphone que tenait Johan, TOUT VA BIEN!!!

"-Driiiiiiiiiing!!!" "Ouahouahouah!!!!!!!" (Ça c'est Tara, mon chien casse bonbons qui aboie tout le temps et surtout ne s'arrête pas...)
"j'arriiiiiiiive!"(mais c'est qui? Putain de chien de merde... Et Johan, il fait quoi encore, jamais là quand on a besoin de lui, tssss) "Taraaa, stop, au jardin, file, FILEU!!!"
J'ouvre ma porte,(en pestant contre Johan qui décidément ne percute pas et est resté en haut...)et que vois je? Mes chères voisines... (Oh punaise, ça sent le cramé bien brûlé là, je sens que je vais me faire engueuler à cause de Tara, punaise...)
"Bonjour, on peut vous parler un instant?" "Mais oui, entrez, je vous en prie! (Là, c'est carrément cramoisi... Vais je devoir euthanasié Tara?), Johan n'a toujours pas percuté, ce relou...
"Alors voilà, on ne veux pas se fâcher avec vous (trop tard...) mais on voudrais vous demander si vous pouviez faire en sorte que vos enfants fassent moins de bruits le matin?"
"Pardon?...." (oups, j'ai pas du tout la bonne réaction là, pense, pense, pense Sév!)"Voui, voui, bien sûr le matin, les bailloner et les ligoter, bien sûr, pas de soucis, facile."... Bon, cette réponse là, dans mes rêves hein, je me suis contenter de prendre un air entendue, pratiquer l'écoute active (ça marche bien sur les adulte hein, c'est ahurissant) et les écouter me parler de leur problèmes de cloisons fines et d'énervement que le bruit pouvait créer tout en me disant que l'une d'elle était vraiment très, très jolie et que l'autre serait nettement mieux sans cette affreuse mèche blonde qui lui tombe devant les yeux et lui donne le regard fuyant.. Et je me dit aussi, tout en voyant leurs lèvres prononcer des sons, que décidément, une fois qu'on a des enfants, on ne vit plus du tout sur la même planète. Oui parce qu'en fait, je ne vais même pas m'énerver contre elle, je comprend...

Je comprend que le fait d'avoir des enfants me fait supporter des choses incroyables et que moi, à leur place, ben j'aurais fait pareil. Ou presque... Je serais venu me plaindre du bruit des gosses tout en me disant que cette mère ne sait vraiment pas y faire (quoique, j'aurai beaucoup râler dans ma tête, mais je suis pas sûre d'avoir le cran de faire le pas, aller voir les gens...), si j'étais à sa place, ça se passerai autrement! Noméo!! Nan mais c'est vrai, c'est quand on a pas d'enfants qu'on sait comment faire pour les élever, c'est reconnu!

Aaah, la douce vie de célibataire.. J'avoue que j'ai quand même un peu halluciner et si certains d'entre vous ont la recette miracle pour empêcher un lutin de trois ans et demi de courir chercher sa culotte (où autre hein, il lui manque toujours un truc à çui là) sur un parquet flottant qui fait un vacarme monstre dès qu'une fourmi marche dessus, je prends! Et également, si quelqu'un connait comment éviter les guerres fratricides dût à multiples objets convoités (cailloux, voitures pourries, train cassé, bouquins déchirés...) qui entraînent hurlements et pleurs pendant que je prend ma micro douche de 5 minutes (même en prison ils ont plus de temps, merde!!!), je prend!

Oui, parce que je leur ai demandé gentiment "Mais alors, quelle heure vous semble convenable pour que mes enfants puissent allez jouer dans leur chambre?(connasses! Non, j'exagère un peu, mais quand même...)"Beeeen, je sais pas, c'est délicat de vous donner un horaire, mmmh, ben oui, vers 10 heures, c'est pas mal!" (Mais bien sûr, dans tes rêves poupée, 9h30 maxi!) "Ecoutez, on fera le necessaire pour essayer de tenir les fauves, heunon,les enfants en cage, heunonpardonjevoulaispasdireça..., pardon, donc tenir les enfants en bas, jusqu'à 10 heure..." pouinpouinpouin... Trop belle la vie chez elles en fait.

Clape de fin et Johan qui descend en se demandant avec ses grands yeux innocents maiskeskipasici? C'qu'il m'énerve des fois lui alors, pffff....

Bon heu sinon, je leur ai quand même mis le coup de grâce en acceptant leur invitation polie de prendre un café, avec mes trois gosses. Et en les avertissant que ce week end et le prochain, la maison sera remplie de gosses, gniark-gniark, je kiffe!!! Bon, elles sont parties un peu désappointés, genre, mais c'est des oufs ici, ils vivent dans quel monde? Ouai, mais elles sont sympa, elles ont rien dit pour le chien.. Du moins pas encore...